Au centre, le Christ est cloué sur la croix, le flanc gauche percé par un coup de lance. A sa droite, Marie-Madeleine se tient assise, les avant-bras sur ses jambes, les mains entrelacées et les yeux mi-clos. A gauche du Christ, la Vierge est debout qu tient dans ses mains croisées sur sa poitrine un morceau du linge couvrant la nudité de son fils. Saint-Jean, le seul apôtre présent lors de la crucifixion, soutient la Vierge et a le regard tourné vers le Christ. La croix paraît être de couleur vert foncé, ce qui pourrait signifier la Croix Verdoyante ou Arbre de Vie car selon REAU « par la vertu vivifiante du Précieux Sang, l’arbre mort auquel le Christ avait été attaché redevient vivant ».

Cette croix en Tau est surmontée du Titulus, les deux pieds qui reposent sur une planchette sont cloués séparément, c’est donc une crucifixion à quatre clous. A sa droite, se trouve le soleil, à gauche la lune, sous les bras du Christ.

Cette œuvre est attribuée à l’école de Bréa, de Louis ou de Ludovic BREA (1450-1523) peintre primitif niçois aux influences italienne et lombarde, à la jonction entre le gothisme et l’influence de la Renaissance italienne. Sa manière fut propagée par ses frères Pierre et Antoine. Il est l’un des grands représentants de l’école provençale. Elle a été signalée par Monseigneur GODEAU, évêque de Vence (1605-1672) lors d’une visite.