Plan de découverte du village

01 - La Villa Barbary - XIXe siècle

La Villa Barbary, située au pied du village, est l’une des curiosité architecturales de Carros. Cette belle demeure de style florentin, d’inspiration coloniale et art nouveau, est décorée de fresques au plafond et de carrelage d’origine. Elle accueille le Bureau d’Information Touristique depuis 2011.

02 - L'amphithéâtre Barbary - XXe siècle

Bâti en 1997, il peut accueillir jusqu’à 700 spectateurs. C’est un lieu culturel municipal où sont organisés concerts et spectacles tout au long de l’année. En été s’y déroule le festival “Les Nuits de la Villa”.

03 - Le lavoir - XIXe siècle

Le lavoir est creusé dans la roche calcaire qui constitue le socle du village.

Il est composé de 4 bassins alimentés par une eau de source : la Foux.

04 - Le four communal - XVIIIe siècle

Le four communal en pierre calcaire témoigne d’une tradition communautaire qui remonte au Moyen-Âge. Ces fours collectifs deviennent communaux en 1789.

05 - Le Blason de Carros - XVIe siècle

Le blason de Carros est la représentation des 2 tours cylindriques du château des Blacas et de la troisième tour qui est celle du château du coseigneur qui se trouve à quelques mètres du château.

06 - L'inscription du banc - IIe siècle

L’inscription latine d’époque gallo-romaine est gravée sur une pierre calcaire réutilisée en banc. Cette inscription provient de la dédicace d’un enclos funéraire familial.

07 - La maison de la République - XVIIe siècle

Le bâtiment communal est l’ancienne mairie de Carros. En 1618, on voit pour la première fois le conseil se réunir dans “la maison de ville”. La maison de la République rebaptisée ainsi lors du bicentenaire de la Révolution de 1789, a abrité la mairie et l’école communale jusqu’en 1983.

08 - L'église Saint-Claude - XVIIe siècle

En 1673, le transfert de la paroisse Notre-Dame-de-Cola du XIe siècle – dont in ne reste que le très beau clocher-tour dans le cimetière – à l’église Saint-Claude est accordé par l’évêque Louis de Thomassin. Au cours des siècles, l’église s’est enrichie d’objets sacrés dont certains remontent au XVIe siècle et qui sont classés aux monuments historiques.

09 - La tour d'angle circulaire - XIIIe siècle

La tour d’angle circulaire fait partie du château du coseigneur et date du XIIIe siècle. Les armoiries de Carros portent cette troisième tour sur fond d’azur. Ces coseigneurs avaient une résidence plus modeste en face de l’autre château seigneurial des De Blacas. Ce deuxième château est devenu entièrement privé.

10 - Le château - XIIe siècle - classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique depuis 1925

Le château est un fleuron de l’architecture provençale qui se caractérise par une masse rectangulaire avec toit à quatre pentes et tours dans les angles. En 1156, son premier occupant apparaît comme étant le seigneur Rostaing de Carros, mais très rapidement, c’est la famille De Blacas qui va devenir seigneur du lieu pendant plus de 600 ans.

Depuis 1998, le château abrite le CIAC – Centre International d’Art Contemporain – proposant une rencontre uniquement entre le patrimoine ancien et la création d’aujourd’hui.

11 - Les ruelles médiévales - XIIe siècle

Ces ruelles entièrement repavées ou caladées ont gardé tout le charme authentique de leur aspect médiéval qui contribue à faire de ce lieu préservé un des plus beaux village de notre région. Jusqu’en 1860, le village était territoire de Provence. Le nom des rues est donc écrit en provençal.

12 - Les maisons remparts - XIIe siècle

A partir du XIIe siècle, les maisons se construisent autour du château, c’est la naissance du village de Carros. Il s’agit d’un habitat groupé. Les façades juxtaposées constituent une véritable enceinte. Les ouvertures étroites que l’on observe sur les façades des maisons sont des meurtrières utilisées pour la surveillance et le tir sur l’ennemi, ce sont des maisons remparts.

13 - La chapelle des Pénitents Blancs - XVIIIe siècle

Les confréries de Pénitents existent depuis le Moyen-Âge, elles représentaient pour leurs membres une manière de vivre leurs foi en collectivité. Ces confréries apparaissent au XIVe siècle en Italie et se diffusent dans le compté de Nice et en Provence à partir du XVe siècle et c’est au XVIe siècle qu’elles vont se multiplier dans les villes. Abandonné après la Révolution par la confrérie, le bâtiment devient une maison de village.

14 - L'inscription gallo-romaine - IIe siècle - Classement au titre des monuments historiques depuis 1910

Bloc de pierre calcaire datant du IIe siècle avec une inscription épigraphique gallo-romaine. L’inscription provient d’une cippe funéraire, elle est une dédicace funéraire et réemployée à l’envers.

15 - Le moulin à vente "Briquet" - XIXe siècle

Le nom de l’édifice provient du nom de son constructeur Pierre Briquet, ce moulin à vent est une exception rare car la région connaît surtout des moulins à eau. Construit sur un site venté, véritable belvédère au-dessus de la vallée du Var, son but était de permettre à la population carrossoise d’apporter son grain à moudre sur place sans se déplacer jusqu’aux communes voisines.

16 - La croix de la passion du Christ - XIXe siècle

La croix présente les instruments de la passion du Christ : une lance et un clou. La croix est un élément du patrimoine religieux de la commune, témoin de la ferveur des habitants des siècles derniers. Elle est surmontée de l’inscription “INRI” qui fait référence à la dénomination du Christ en tant que roi des Juifs.

17 - L'ancienne forge - XIIe siècle

Ce bâtiment du XIIe siècle était autrefois la forge du château des comptes de Blacas jusqu’à la Révolution française. Il servit par la suite de relais postal avant de devenir une auberge communale et l’atelier d’artiste d’ODV Guillonnet puis de Dominique Landucci.

18 - L'urne cinéraire - IIe siècle - classée aux monuments historique depuis 1911

Cette pierre est une urne funéraire double servant de socle à une croix en fer avec une inscription épigraphique gallo-romaine. Il s’agit d’une inscription païenne, comme l’indique la mention des “Dieux Mânes”, protecteurs de l’âme des morts dans la religion romaine polythéiste.

19 - Le clocher-tour de Notre-Dame-de-Cola - XIe siècle

L’édifice en ruine appelé “clocher-tour” élevé fin du XIe siècle, est la survivance de l’église Notre-Dame-de-Cola. Dès la fin du XVIe siècle, l’église paroissiale de Carros est édifiée sur le bâtiment original du XIe siècle et est dédiée à la Vierge sous la dénomination de Notre-Dame-de-Cola.

20 - L'inscription gallo-romaine - IIe siècle

Ce fragment d’une inscription gallo-romaine du IIe siècle dans le mur de la tour, évoque un magistrat municipal, sans doute de Vence.

21 - Le fragment d'ossuaire - IIe siècle

Ce fragment a été découvert dans une couche archéologique datant du XVIe siècle lors des fouilles de Notre-Dame-de-Cola en 1992 au milieu de nombreux remplois d’éléments de l’architecture antique provenant d’un mausolée.

22 - Le prieuré - XVe siècle

De 1579 jusqu’au début du XXe siècle, le prieuré constitue la maison claustrale. Au XVIIIe siècle le bâtiment a servi d’école du village.

23 - Le lavoir de la Foux - XIXe siècle

Le lavoir construit en 1872 est le premier lavoir de la commune à l’endroit de la source de la Foux qui alimentait les parcelles cultivées autour du village et les fontaines du village.

24 - L'oratoire de la Calade - XVIIIe siècle

Les oratoires représentent un témoignage de la ferveur religieuse populaire à une époque où le culte était très présent dans la vie quotidienne. Ils sont au nombre de trois sur la commune.

Sites d’intérêt aux abords du village

La roche fendue - Protohistorique

Le site de la Roche Fendue fait partie des enceintes ligures construite durant le deuxième âge du Fer, soit entre le Vie et le IIe siècle avant Jésus-Christ. Il est le témoin des premières occupations humaines sur le territoire de Carros, plus précisément celle de Salyens, peuple autochtone vivant de la culture et de l’élevage, mais aussi du piratage et du mercenariat.

L'oratoire de la Clapière - XIXe siècle

L’oratoire a été érigé en l’honneur de Sainte-Victoire et de Sainte-Colombe, protectrices de la communauté carrossoise.

La borne de la mine de houille de la Plâtrière - XIXe siècle

L’histoire de cette mine est longue mais son exploitation est brève et infructueuse, elle témoigne toutefois de la richesse géologique du sous-sol.

Le four à chaux de la Clapière - XVIIIe siècle

Le four à chaux de la Clapière construit au XVIIIe siècle est un bâtiment carré couvert par une coupole trouée au sommet. Les façades en crépi des maisons du village témoignent de l’activité ancienne du four à chaux.

Le monastère du Carmel - XXe siècle

Le monastère a été inauguré en avril 1971 et s’étend dans un cadre naturel de toute beauté. Cette communauté est composée de sœurs dont la vie se partage entre la prière et le travail. Il remonte au Carmel de Narbonne fondé en 1620 et il est placé sous le patronage de Saint Joseph et de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus.

L'oratoire Saint Joseph - XIXe siècle

L’oratoire est érigé en l’honneur de Saint-Joseph dont la statue en plâtre se situe dans la niche rectangulaire fermée par une porte en laiton.

Les oratoires sont de petits monuments surmontés d’une croix et souvent dédiés à un saint. Ils sont implantés stratégiquement aux carrefours routiers.

La chapelle Notre-Dame-des-Selves - Antiquité

“Selves” provient de silvae (forêts) car les deux rives du Var étaient autrefois couvertes de forêts. Selon les sondages archéologiques de 1996, le site fut occupé durant l’Antiquité romaine. La première église y fut construite aux alentours de l’an 1 000. Elle représente le plus ancien centre religieux des Alpes-Maritimes, témoignage du premier réseau paroissial de la réion.